| Dans son Introduction
à la Vie dévote, François de Sales rapporte que
:
"Le bienheureux Elzear, comte d'Arian
en Provence, ayant esté longuement absent de sa devote et chaste
Delfine, elle luy envoya un homme expres pour sçavoir de sa santé,
et il luy fit response: `Je me porte fort bien, ma chere femme; que si
vous me voules voir, cherches-moy en la playe du costé de nostre
doux Jesus car c'est la ou j'habite et ou vous me treuveres; ailleurs,
vous me chercheres pour neant.'"
Pour moi, si la question m'était
posée, je serais incapable d¹y répondre de façon
aussi simple et précise. J'hésiterais à choisir, comme
lieu de retraite, entre quelques mesures de Beethoven ou de Bach, une tragédie
de Racine, un sonnet de Rimbaud, un tableau de Poussin, voire la nef centrale
de la cathédrale Sainte-Réparate, qui est devenue l'église
de ma paroisse et où il arrive de nouveau que j'assiste à
la messe. Cela pour dire que j'approuve la réponse que d'Arian y
a faite mais que je distingue mal, pour mon propre compte, entre des oeuvres
d¹art et le christianisme lui-même. |