mercredi, novembre 24, 2004

Tashkent & Samarcande

Revenu la nuit dernière d'Ouzbékistan où je n'ai passé que trois jours. La connexion internet était trop faible pour poster. Je poste rapidement ce que j'avais préparé samedi soir et j'essaierai de faire d'autres posts cette fin de semaine (Samarcande!).

mardi, novembre 23, 2004

Ouzbekistan: 23 novembre

20:40 (Heure de Tashkent), dans l'avion.- Samedi soir, plein d'espoir, j'avais préparé de quoi poster. La journée de dimanche fut bien pleine, sauf le temps du retour de Samarcande (et oui, ce fut la journée où je vis Samarcande!), long et inutilisable pour le journal, sinon pour l'écrire en pensée, ce qui est plus dangereux qu'utile. Rentré à l'hôtel, je me suis fais servir un hamburger (pas très bon) dans ma chambre mais ne me suis essentiellement occupé que de photos, à peine interrompu par mon repas et par le passage de Laurence. Je me suis retrouvé à 1:00 du matin comme rien et il fallait que je commence à récupérer de mes deux nuits successives de 3 heures.
Lundi soir, hier soir, j'ai abandonné la compagnie au bar et après une vodka rapide, suis monté me coucher. Ne me suis pas endormi tout de suite cependant, ai traîné à faire des réussites en regardant la télévision (Emmanuelli sur TV5).
Et je reste avec des notes non prises, des fragments de la journée de dimanche (dont l'estimation reste incomplète).

Ce matin j'ai échangé mes photos avec celles de John. Malheureusement ce dernier en a pris assez peu et souvent les mêmes que des miennes.

Anamnèses: dimanche soir.

Ouzbékistan: Tashkent (Webshots)


Tashkent 2004 (voyage aller et voyage de retour et un peu de Tashkent, dont je n'ai pas vu grand chose).

dimanche, novembre 21, 2004

Ouzbekistan: retour de Samarcande

(23.11.2004) Shohi-Zinda. L'inscription prise en photo est censée dire, selon le panneau trilingue qui l'accompagne: "The gates of paradise are open to all the belovers". Catherine I. a beau me conseiller de lire lentement, à part un syntaxe un peu bizarre en début de paragraphe (non reproduit), je ne vois rien de particulier. C'est plus tard et plus haut, parce qu'une autre inscription fait une erreur presque symétrique: "... the be live wife...". Oui "beloved" et donc, tout à l'heure, "believers". Cette erreur soufie m'avait parue toute naturelle.

Shohi-Zinda. C'est maintenant qu'il faudrait, peut-être parler de la déception de Samarcande. En tous cas, ici, l'avant-dernière place visitée, est l'impression la plus forte. CI me dit qu'ici, elle a l'impression d'authenticité. Du coup je la trouve assez dure avec le Registan, qu'en deux phrases allusives elle assimile, avec l'ensemble de Bibi-Khanum à de pompeuses démonstrations de propagande et de vantardise ordonnées par un tyran parvenu. Je trouve qu'elle exagère mais au fond de moi, je sens que je l'approuve un peu. En tous cas, cette ensemble-ci allie la beauté au charme. Cette série de petites mosquées dédicatoires a quelque chose d'indien, quelque chose de l'accumulation de temples qu'on peut voir sur les ghats de Bénarès. La lumière du soleil couchant sous un ciel d'orage, les premières gouttes de pluie, ce qui passe d'automnal jusqu'ici, tout ça ajoute au charme. Et me laisse bien peu de lumière pour prendre des photos. Les cadrages que je préfère sont flous et les photos de John souffrent sauf une des mêmes tares que les miennes!

Voyage de retour. Rêveries. Déjà l'arrivée à Samarcande (qui n'est pas prise en photo) prend des allures de scène de rêve! Station service (sortie de Samarcande). Au milieu de la façade une avancée semi-cylindrique toute vitrée, une sorte de très grand bow-window, où se tient le caissier-pompiste (c'est une disposition qui se répète, ici seulement l'avancée est particulièrement large). Je descends du mini-van pour aller pisser. Il fait presque nuit, très sombre déjà. Il y a un jardin-verger derrière le bâtiment de la station-service, fermée du côté de la route par un mur en U. Je jette, avant de franchir la porte qui perce ce mur, un coup d'oeil au bow-window: des tapis, des meubles de bois sombre, des rideaux, une impression de confort, presque de luxe, inattendue.

Dans la nuit, maisons dont l'intérieur est éclairée d'une lumière uniforme et faible. Les hauts portiques le long de la route, où des gens boivent du thé, ou mangent, ou causent, ou jouent, ou rien, ou fument... Parfois sur ces sortes de grands lits, comme j'en ai vu à Ashgabat... au marché russe, il faudra trouver le nom. Parfois recouverts de tapis, une petite table au milieu.

Bibi Khanum & Shahi-Zindah

La mosquée de Bibi-Khanum, épouse de Tamerlan:

Les mausolés de Shah-i Zindah (il ne restait plus beaucoup de lumières et la plupart des photos prises étaient floues):

Samarcande: Registan (Webshots)


(30122004)
Deuxième livraison Webshots de Samarcande. Le Registan, à l'ouest (à gauche sur la 1ère photographie) la madrassa d'Ulughbek, 1420, au milieu la madrassa Tilla-Kari (= dorée), 1660, à l'est, la madrassa Sher-Dor (du lion, en raison des représentations sur le portail), 1636.

Samarcande: restaurant iranien


(29.12.2004) Après la visite du Gur-i Amir, nous allons déjeuner dans un restaurant iranien. Ce sont, nous explique le guide, des iraniens de Samarcande, installés depuis des générations. Je demande d'où viennent ces iraniens. Ils viennent du nord-ouest de l'Iran. Le type physique des hommes et la disposition du restaurant, des petites salles autour d'une cour, me rappellent Bakou et je demande si ces iraniens ne sont pas azéris (et puis ils parlent ouzbek et non tadjik comme la majeure partie de la population de Samarcande, y compris les ouzbeks). Mais non. Je plaisante: à Samarcande les turcs parlent iranien et les iraniens parlent turc!

Samarcande: Gur-I Amir (Webshots)


(28.12.2004) Première livraison Webshots de Samarcande. Le mausolée de Tamerlan, Gur-i Amir. Il contient les tombes de l'émir Timour (Amir Timur, c'est ainsi qu'à Samarcande on appelle celui qu'en France nous appelons Tamerlan), de fils et de 2 petits-fils, dont Ulughbeg. Les tombes sont dans une crypte sous la pièce principale. Timour l'aurait fait bâtir non pour lui mais pour ses fils et petits-fils, en 1404. En face du Gur-i Amir est le mausolée Ak-Saray bâti en 1470 (premières photos).

Ouzbékistan: Route de Samarcande (Webshots)

Samarcande: Ibn Battûta

Route de la soie


cliquer sur l'image pour un bout de la Route de la soie.

samedi, novembre 20, 2004

Tashkent


Voilà, je suis bien arrivé à Tashkent. Le voyage s'est bien passé malgré ma précipitation au départ (comme d'habitude?). Passage au-dessus des lacs italiens et des Alpes au lever du jour. Arrivé à Tashkent à peu près à l'heure (21:30 locale). Pas trop longtemps attendu aux contrôles sauf un problème avec mon passeport parce que la photographie d'identité se décolle. On me fait attendre de côté puis un nouveau policier arrive et me salue d'emblée avec un "Salam aleikum!", je réponds "Salam" (peut-être me testait-il et attendait-il "Aleikum salam"? - je me demande ensuite même si j'ai répondu spontanément). Ici il fait beaucoup moins froid que je ne le pensais, 17° C., et une petite pluie. Dans le minibus qui nous convoie nous traversons Tashkent dont, même si je suis assis à côté du chauffeur, je ne vois pas grand chose. Pas mal d'éléments familiers qui me rappellent plus Bishkek qu'Ashgabat. Mais une ambiance différente. Moins homogène, plus bordélique, plus dans l'idée qu'on se fait du post-soviétique. La langue russe très présente (plus qu'au Turkménistan, ou qu'en Azerbaijan, bien sûr). L'hôtel est confortable. Si je n'ai pas un accident de réveil, je vais demain à Samarcande, ce dont j'avais abandonné l'idée. Il est 1:00, je vais essayer de dormir une seconde nuit de 4 heures.