Arrivé hier soir, fatigué, vidé plus exactement. Samedi et dimanche, à Ashgabat, en contre-coup peut-être de la conférence, j'ai eu droit à un épisode touristique, peu grave - je n'ai pas eu besoin d'utiliser les médicaments que Franck m'avait laissé - mais vidant tout de même. Vidé physiquement, donc, mais aussi intellectuellement... alors que la précédente mission m'avait rendu à Nice plein de désirs et d'excitations, rien de tel cette fois-ci, plutôt une sorte d'hébétude. Ce qui explique que je n'ai pas posté, pas même d'Istanbul. Si lundi matin, de retrouver Istanbul (le goût que j'ai de cette ville prend pour moi une dimension un peu énigmatique), m'avait réinjecté de l'enthousiasme la perspective que ce puisse être ma dernière visite m'a fait utiliser le peu de temps que j'y avais à la parcourir encore, et dans des endroits nouveaux, plutôt que de tirer parti de la liaison wifi dans ma chambre d'hôtel. Ce qui n'a fait qu'ajouter à ma fatigue physique déjà pas nulle.
Comme je n'ai pas ce genre d'urgence ici, je me propose, non de reconstituer un journal de voyage qui n'a pas été fait, mais d'égrener quelques instantanés à leur date de référence selon le principe hétérodoxe et contestable que j'ai édicté pour ce sous-blogue-ci. Les quelques curieux de mes pérégrinations surveilleront donc la partie inférieure de cette page où devrait s'intercaler de temps en temps un petit morceau (illustré) de mémoire.